Présidentielle 2015 : Entre Alpha et son opposition, la guerre des nerfs

alphasidyaAlpha Conde saluant ces opposants, le 28 Novembre au palais Mohamed V

Le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo en partance pour l’Europe où il se trouvait encore au moment où nous mettions sous presse,  a profité d’une escale dans la capitale sénégalaise la semaine dernière pour annoncer que ‘’le non respect des délais constitutionnels’’ dans le cadre de la tenue de la présidentielle en 2015, pourrait compromettre la poursuite du mandat du pouvoir actuel. Cette sortie illustre la dissension entre le pouvoir et l’opposition autour des préparatifs des joutes électorales à venir, d’autant que le président Alpha Condé de son côté s’est montré très amer à l’endroit de ses opposants il ya une dizaine de jours, allant jusqu’à les traiter de ‘’nains politiques’’. 

Au cours d’une escale effectuée à Dakar mercredi dernier, avant de s’envoler pour une tournée qui devrait le mener en Belgique, en France et  en Italie, dans le cadre d’une prise de contact avec les fédérations de son parti, dans la perspective de la tenue de son prochain congrès,  le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG),  Cellou Dalein Diallo s’est montré très acerbe  vis-à-vis du pouvoir. S’exprimant lors d’une conférence de presse, le chef de l’opposition a déclaré que les manifestations demeurent l’ultime recours dont disposent les partis pour réclamer un processus électoral transparent.

Dalein veut ainsi justifier le bien fondé des manifestations que l’opposition projette d’organiser à compter du 15 décembre.

«Nous n’avons brandi aucune menace, dit-il. Ce que nous réclamons relève de notre plein droit pour la transparence du processus électoral et le respect des dispositions de la Constitution en termes de calendrier. » Et l’opposant de poursuivre son argumentaire en ces termes ‘’nous ne saurions recourir à la justice guinéenne pour exiger du gouvernement le respect de la loi, d’autant que la justice est carrément à la dévotion de M. Alpha Condé et de son gouvernement’’, lance Cellou Dalein Diallo.

Face à un tel environnement, ‘’le moyen de pression dont nous disposons et qui est un droit constitutionnel repose essentiellement sur les manifestations pacifiques’’, selon lui.

Avant de conclure par cette mise en garde à l’endroit du président ‘’je tiens à préciser que si Monsieur Alpha Condé considère le virus Ebola comme une aubaine devant lui permettre de repousser les calendriers électoraux, il se trompe lourdement. Car si les délais constitutionnels ne sont pas respectés, Alpha Condé perd du coup sa légalité et sa légitimité. Dès lors, les Guinéens feront constater la vacance du pouvoir afin qu’une transition soit engagée’’.

Et comme il fallait s’y attendre, ces propos du président de l’UFDG ne pouvaient qu’irriter le camp adverse. Là-bas, on persiste à dire que la priorité demeure la lutte contre l’épidémie d’Ebola, et non les élections.

Certains observateurs pensent pour leur part que les propos de Cellou Dalein Diallo ne seraient qu’une réplique aux attaques verbales subies récemment par l’opposition de la part du président Alpha Condé.

Le président de la République avait il faut le rappeler profiter d’une rencontre avec la presse à la veille de la visite de François Hollande à Conakry en novembre dernier pour tancer ses opposants.

Les termes utilisés à leur égard sont considérés comme étant assez durs. Comme du genre: « des petits comptables, de petits rigolos et des nains politiques.» Alpha Condé tentait certainement de les dissuader contre d’éventuelles manifestations de rue, en menaçant de recourir à ‘’la loi anti casse’’.

« J’attends qu’Ebola finisse parce que pour le moment, je ne fais pas de la politique. Après Ebola, on va faire de la politique. Ces politiciens qui ne comprennent rien, ils parlent d’économie, des petits comptables, on va démontrer qu’ils ne connaissent rien. Ce sont des nains politiques qui font du bruit dans les radios et racontent du n’importe quoi», avait fustigé le président.

Et presqu’au même moment, l’opposition publiait une lettre ouverte adressée au président François Hollande.  Une démarche consistant  à informer ‘’objectivement  Hollande des dérives de la gouvernance politique, économique et sociale exercées en Guinée ces dernières années, au-delà des apparences de la démocratie de façade’’ que semblent offrir aux yeux du monde les autorités du pays, pouvait-on lire dans cette lettre ouverte.

Cellou Dalein Diallo ont affirmé que le contexte ne sied pas pour l’organisation de l’élection présidentielle de 2015, avec ‘’une CENI qui a perdu toute légalité, la parité dans sa composition ayant été rompue au lendemain des dernières élections législatives, avec des administrateurs territoriaux sans mandats électifs et une cour suprême qui a reconnu publiquement son incompétence à régler les différends relatifs aux contentieux électoraux.’’

A mesure qu’on s’achemine vers la dernière année du mandat du président Condé, les esprits s’échauffent de part et d’autre. Et le climat politique n’est pas du tout à la sérénité.

in le Democrate

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Le bipartisme politico-ethnocentriste : la stratégie d’Alpha Condé

L’UFDG, la formation politique la plus importante de l’opposition, et presque le plus grand parti du pays, le positionnement de son leader comme chef de file de l’opposition était déjà connu, de tout le monde, dès le lendemain de la proclamation des résultats de  l’élection présidentielle de 2010. Mais  lorsque le président Alpha Condé évoque le sujet maintenant, et non pas  au début de son mandat présidentiel, il y a une stratégie politique.

Italie : Cellou Dalein rencontre la communauté Guinéenne à Brescia le lundi 8 décembre à partir de midi

La fédération UFDG-Italie a le grand plaisir d’informer tous les militants, sympathisants et la communauté Guinéenne vivant en Italie et dans le reste de l’Europe que le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, effectuera une visite de courtoisie en terre Italienne, du 7 au 9 Décembre 2014.

Auditorium Balestrieri Capienza, Via Federico Balestrieri 6, 25124 Brescia BS, ItalyAuditorium Balestrieri Capienza, Via Federico Balestrieri 6, 25124 Brescia BS, Italy

Le Président de l’UFDG sera accompagné de Bah Oury, Vice-Président du Parti.

C’est donc avec joie, enthousiasme et tous les honneurs mérités que la délégation de l’UFDG sera reçue dans la grande ville métropolitaine de Brescia, région de la Lombardie.  C’est ici que le Président de l’UFDG animera son tout premier meeting.

Date & heure : lundi 08 Décembre 2014, de 12h00 à 15h00 (heure de Rome) ;

Adresse : Auditorium Balestrieri Capienza, Via Balestrieri, 6, Brescia, Italia.

La fédération UFDG-Italie invite tous les Guinéens, indépendamment de leurs penchants politiques, de venir très nombreux accueillir et écouter l’homme qui incarne l’unité de la nation guinéenne, Cellou Dalein Diallo.  Ne vous faites surtout pas conter cet évènement de l’année.

Pour tout renseignement, veuillez contacter l’un des numéros ci-dessous :

  • 0039 351 128 5740 ;
  • 0039 339 224 7013 ;
  • 0039 351 013 7990.

La Fédération UFDG-Italie.

 

 

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Le Président Condé sur le chantier de l’hôtel Noom à Conakry

Hotel noom

Conakry, 3 décembre 2014 - Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a visité le mercredi 3 décembre 2014, le chantier de l’hôtel Noom pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de cette infrastructure hôtelière. Situé au Quartier Kouléwondy à côté de l’hôpital Ignace Deen, dans la Commune de Kaloum, l’hôtel Noom dont les travaux ont démarré en septembre 2012, comporte 187 chambres, une salle de conférence de 1000 m2 détachée de l’hôtel, un restaurant de 146 places. La fin des travaux est prévue en juin 2015.

La visite du Président Alpha Condé sur ce chantier explique son souci de développer le secteur du tourisme par la réalisation d’infrastructures adéquates. Toute chose à laquelle le Directeur général de l’hôtel Noom, Jean François Rémy, souscrit avant de promettre de respecter le délai : « La particularité de l’hôtel Noom est que c’est un hôtel de 5 étoiles. Le concept de l’architecte a voulu que ce soit un hôtel qui ressemble à un bateau posé sur l’eau ou un bateau de croisière. La deuxième particularité de cet hôtel, c’est qu’il a une capacité événementielle assez importante. Parce qu’on a un centre de congrès, de banquets, de séminaires qui est détaché de l’hôtel.

Je sais que Conakry est très pressé de voir finir cet hôtel. Je sais aussi que cet hôtel fait partie des grands projets présidentiels. Croyez-moi que nous même nous nous mettons la pression. Nous mettons la pression sur le personnel également. Cet hôtel est important pour nous pour qu’on puisse l’ouvrir en 2015.

C’est un grand honneur de voir le Président venir nous visiter pendant la période de chantier. Je sais que le Président suit de près l’évolution de ce chantier. Parce que la ville de Conakry a aussi besoin d’un grand hôtel. Le Président se rend à l’hôtel pour connaitre son évolution et nous sommes à la phase d’achèvement. C’est un très grand honneur d’avoir sa présence ici. Ça nous encourage, ça va nous motiver, et ça va surtout nous mettre plus de pression ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

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L'oeil de Glez Burkina Faso : Compaoré au cachot ? Lire l'article sur Jeuneafrique.com : L'oeil de Glez - Burkina Faso : Compaoré au cachot ?

L’ex-président Blaise Compaoré devra-t-il affronter les tribunaux ? La justice nationale ou internationale ? Les déclarations des autorités burkinabè se suivent et ne se ressemblent pas. Pas encore…

Recroquevillé, ces derniers mois, sur son entourage familial et arc-bouté sur la légalité illégitime de son projet de révision constitutionnelle, Blaise Compaoré a compromis un avenir prometteur. Pour une rallonge de pouvoir qu’il annonçait périlleux, il y a quelques années, à Mamadou Tandja, l’ex-président du Faso a perdu l’occasion d’être applaudi. Applaudi pour avoir offert au Burkina, en 2015, sa première alternance démocratique. Peut-être même applaudi pour avoir sauvé l’Afrique d’une délocalisation canado-haïtienne du pouvoir francophone. En 2012, Yamina Benguigui, alors ministre française de la Francophonie, ne défendait-elle pas l’idée d’un Compaoré à la tête de l’OIF ?

Au lieu de cela, après 27 ans de pouvoir, l’ancien “P.F” est devenu “S.D.F.”. Et c’est là sa moindre angoisse. Car des épées de Damoclès judiciaires planeraient sur sa tête, si l’on en croit les déclarations notamment officielles venues de son pays natal. Sera-t-il sauvé par les contradictions d’une transition bicéphale ? D’un côté, le Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, annonçait, lors d’une interview télévisée locale, qu’il entendait demander au Maroc l’extradition du président déchu, pour peu qu’une plainte soit déposée à son encontre. Une saillie qui peut paraître trop spontanée, si l’on considère que le “P.M.” fut le numéro deux du Régiment de sécurité présidentiel mis à l’index dans quelques dossiers “de sang”. Une annonce trop spontanée, au regard de la modération de son actuel patron…

Sur France 24, le président par intérim du Burkina Faso, Michel Kafando, déclarait, quelques heures après Zida, que la possibilité d'une extradition de Compaoré n’était "pas très urgente". La chaîne France 24 a-t-elle plus d’impact que la RadioTélédiffusion du Burkina ? Et le statut de président, vaut-il plus que celui de Premier ministre, tant il se murmure que le diplomate sorti de sa retraite serait une marionnette des militaires ? Des militaires qui entendent appliquer le principe du "vox populi vox Zida", le lieutenant-colonel ayant déjà limogé son ministre de la Culture, 59 heures après sa nomination, pour cause de sit-in…

Les positions des deux têtes de l’exécutif burkinabè n’étant pas, sur ce point, si inconciliables, Blaise Compaoré doit faire ses calculs. La justice qui semble vouloir se mettre en branle est la burkinabè, notamment sur les célébrissimes dossiers Sankara et Zongo. Le premier concerne l’ex-président du Faso Thomas Sankara, sur le cadavre duquel s’installa le régime récemment déchu. Le second est celui de Norbert Zongo, journaliste assassiné après avoir enquêté sur François, le frère de Blaise. Le “beau Blaise” devenu buriné compte, pour l’instant, sur deux boucliers : la loi d’amnistie pour les anciens chefs d’État qu’il fit voter en 2012 et l’absence d’accord d’extradition entre le Burkina et le Maroc.

Pour peu que le populisme du nouveau régime burkinabè ne s’impose pas à sa crainte d’être, lui aussi, taxé de “révisionnite”, il restera la justice internationale. Le nom du second couteau Compaoré ayant été cité dans le procès de son ami Charles Taylor, au Tribunal spécial pour la Sierra Leone, faut-il imaginer qu’il remonterait à la surface si l’ancien président libérien venait à être jugé sur le dossier de son propre pays. "Si l’amnistie…", "Si l’extradition… ", "Si le Liberia…", Blaise Compaoré doit se dire qu’avec des “si”, on mettrait Ouagadougou en bouteille. Il doit tout de même se calfeutrer dans son domicile marocain. Un exil marocain qui ne porta pas chance à Mobutu Sese Seko…

JA
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Le Président de la Banque mondiale sera en visite à Conakry ce 3 décembre

http://guinee7.com/wp-content/uploads/2014/12/Jim-Yong-Kim.jpgCONAKRY, le 1er Décembre 2014— Le Président du Groupe de la Banque mondiale se rendra à Conakry, le mercredi 3 décembre 2014 pour réaffirmer le soutien et la solidarité du Groupe de la Banque mondiale aux populations et au Gouvernement de Guinée dans la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Dr. Kim rencontrera le Chef de l’Etat de Guinée, les membres du Gouvernement guinéen, le personnel de la Cellule Nationale de lutte contre Ebola et certains personnels des services de santé travaillant dans la conduite de la riposte.

Francophonie OIF : cinq choses à savoir sur la nomination de Michaëlle Jean Francophonie | OIF : cinq choses à savoir sur la nomination de Michaëlle Jean

Michaëlle Jean après sa nomination le 30 novembre 2014 à Dakar.Ancienne journaliste canadienne d’origine haïtienne âgée de 57 ans, Michaëlle Jean a été désignée nouvelle secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dimanche à Dakar.

La lettre de BAH Oury à Hollande

Monsieur le Président de la République

Vous vous apprêtez à fouler le sol guinéen le 28 novembre prochain. Le peuple guinéen est honoré par votre visite et vous souhaite un agréable séjour en Guinée. Nous saluons votre initiative de vous rendre à Conakry dans un élan de solidarité et de compassion à l'égard d'une population particulièrement affectée  par la propagation de la fièvre hémorragique Ebola. Nous savons également que le Chef de l'Etat guinéen M. Alpha CONDE présentera votre venue  comme le couronnement du « soutien  de la France » à sa politique.

Arrivée de François Hollande : Sekoutoureyah Fier, Dalein minimise

Dans un communiqué conjoint l’Elysée et Sekoutoureyah évoquent de la visite d’état que devrait effectuer ce vendredi 28 novembre à Conakry. Si le président Alpha Conde s’en enorgueillit de cette visite de son ami de l’internationale socialiste et président de la république française François HOLLANDE. Contrairement, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein DIALLO, dans une conférence de presse a, fait savoir que cette visite est ‘’une escale technique’’ d’autant plus que le président français n’a pas de programme de rencontre avec l’opposition guinéenne.

Burkina Faso :Transition au Burkina : 4 militaires dans un gouvernement de 26 ministres

Yacouba Isaac Zida et Michel Kafando le 21 novembre 2014 à Ouagadougou.Le gouvernement de la transition a été annoncé dimanche au Burkina Faso. Au total, l'armée occupe quatre ministères clés. Le lieutenant-colonel Zida cumule notamment le poste de Premier ministre avec celui de ministre de la Défense.

Non à la participation du président Alpha Condé au sommet de la

Guinée: L’ethno stratégie au sommet de l’Etat guinéen

Résultat de recherche d'images pour "photo alpha condé" De Conté à Condé, des années se sont écoulées mais les pratiques restent quasiment les mêmes ! L’on se rappelle que du temps de feu Général Lansana Conté, surtout lors de ses derniers moments, des pratiques malsaines avaient fini de polluer l’administration guinéenne, hypothéquant ainsi l’avenir des 9 millions de citoyens guinéens d’alors. La Guinée a connu du “jamais vu“ pendant cette période. Des décrets et contre décrets, de l’insubordination au plus haut niveau de l’Etat.