Amadou Tham Camara- Journaliste à Guineenews : ‘ ’La presse libre et indépendante reste le quatrième pouvoir et même mauvaise, la presse est nécessaire. C’est un pan indispensable de la démocratie…‘’

Ils sont hommes des medias. Vous parlent derrière un micro (Radio), derrière un petit écran (télévision). Ou vous les lisez sur du papier (Presse Ecrite), en ligne (Internet). Mais vous ne les avez jamais eus en personne face à un autre journaliste. La rubrique ‘’Avec un confrère’’ vous gratifie, en vous offrant des interviews de meilleurs journalistes guinéens du moment.

 

Pour ce troisième numéro, la rédaction de Guineewebinfo a rencontré pour vous Amadou Tham CAMARA, journaliste, Chef de bureau en Guinée du site Guineenews,  meilleur site d’information en 2012. Il est également membre du Conseil National de Transition (Commission Communication), président de l’association de la presse sportive de guinée(Apsg), de l’association guinéenne de la presse en ligne (Aguipel)...  Entretien exclusif.

 

Guineewebinfo.net : Votre œil sur la pratique du métier de journaliste en Guinée

 

Amadou Tham Camara : Merci ! Il faudra d’abord saluer l’existence de la rubrique ‘’Avec un confrère’’ ; vous savez le journaliste parle assez souvent des autres mais il est assez rare que l’on parle de nous-mêmes, les journalistes. Donc toute rubrique qui est consacrée à la vie des medias partant des journalistes, est à saluer et encourager.

 

Maintenant, la question est de savoir comment se porte la presse ?

 

 Il faut dire d’abord que le principe en Guinée c’est la liberté, celle-ci est consacrée par la loi. Il faut se réjouir même si souvent il y a des arrestations arbitraires mais assez vite on rectifie le tir, ce qui fait qu’à date, à ma connaissance, il n’y a pas de journaliste en prison. Une fois de plus, le principe c’est la liberté consacrée par la loi. Dans les faits, il y a la liberté et il faut s’en réjouir. Cela n’existe pas partout en Afrique voire dans le monde. Donc, c’est un principe consacré par les lois organiques de ce pays à savoir la loi sur la liberté de la presse et la loi sur la Haute Autorité de la Communication(HAC), dans la mesure transitoire, exécutée par le Conseil National de la Communication (CNC).

 

Les medias en Guinée, généralement la presse écrite, la presse audiovisuelle (Radio, Tv) qui vient d’arriver dans le monde des medias guinéens rencontrent des problèmes ; vous n’êtes pas sans savoir que la presse en ligne rencontre beaucoup plus de problèmes notamment juridiques ; aujourd’hui lorsqu’il vous arrive de lancer un media en ligne vous avez tous les problèmes, vous êtes obligés de déclarer que c’est un journal en ligne pour que vous puissiez rentrer en possession des documents juridiques vous permettant de faire fonctionner votre media en ligne, juridiquement et légalement. Qu’avez-vous à dire par rapport à ce fait ?

 

Ce qu’il faut dire par rapport à cela, ce que ça dépend comment vous voulez vous constituer ? Une Société à responsabilité limitée (Sarl) ? Ça dépend de la forme que vous voulez. Pour les entreprises de presse comme pour toute autre entreprise, on s’enregistre, il y a un guichet unique qui existe dans ce cadre-là, où vous pouvez faire une déclaration sur votre activité que vous voulez exercer, après le quitus, vous l’exercer. Cela est valable pour toute entreprise mais également pour les entreprises de presse.

 

Nous avons été confrontés à ce problème lors de l’enregistrement du Registre du commerce et du crédit immobilier pour notre site Guineewebinfo, nous avons été obligés de faire une déclaration d’un journal en ligne au tribunal de première instance de Kaloum. Auparavant, nous leur avons déclaré que c’est un site internet d’informations, là on a été catégorique à notre égard, que les sites internet n’ont pas droit d’obtenir un papier juridique.

 

Je ne sais pas comment vous avez procédé, mais si vous êtes une entreprise ou une organisation non gouvernementale,  vous avez des radios qui sont organisées en Société Anonyme (SA). Vous avez des radios comme Familia FM, qui sont organisées en ONG, organisation non gouvernementale.  Il en est de même pour les sites internet. Donc ça dépend de quelle forme juridique vous voulez épouser. Si vous êtes en SARL, les actionnaires de départ, après réunion, vous constituez la société, partez faire la déclaration et commencez à exercer votre activité. Ce qui est valable pour une entreprise de presse l’est autant pour une entreprise de vente de tomates ou toute autre entreprise. À ce niveau, la loi s’applique à tout le monde.

 

Le président Alpha Condé a, tout récemment annoncé, avant de recevoir par deux fois les différentes associations de presse qu’ « Il n’y a pas de journalistes en Guinée », journaliste expérimenté que vous êtes, comment avez-vous perçu cette sortie du président Alpha Condé ;  étant entendu que la presse l’a apporté un soutien inestimable pendant sa traversée du désert, aujourd’hui au pouvoir, il rend de la sorte la monnaie à la presse ?

 

Je laisse au président Alpha Condé la responsabilité de cette déclaration. Je pense qu’il y a des journalistes en Guinée, lui-même a eu le dire tout le bienfait que les gens (Les journalistes) ont fait pour lui surtout lorsqu’il était du côté de l’opposition et privé de sa liberté, abusivement.

 

Tout le soutien que la presse guinéenne a eu à lui apporter. À sa sortie de prison, il a fait le tour des rédactions pour remercier les gens. C’est vrai qu’après la relation était plus ou moins conflictuelle à travers certains écrits sur lui qu’il n’a pas aimés. Mais en tant que chef d’État, homme public tout simplement vous êtes forcément la cible des critiques, parfois sévères, injustifiées mais il appartient à l’homme d’État qu’il est, d’avoir le dos large, de positiver tout cela pour avancer. Je pense que la relation a connu une certaine détente depuis un certain temps puisque ça commencé par une négation pure et simple, après il y a eu trois rencontres même s’il n’y a pas eu encore de conférence de presse mais des rencontres informelles avec les responsables des associations de presse, tout cela a abouti à détendre l’atmosphère entre le président et les différents organes de presse et les journalistes de notre pays.

 

Ce qui est une bonne chose. Force est de reconnaitre et de constater que la presse libre et indépendante reste le quatrième pouvoir et même mauvaise, la presse est nécessaire. C’est un pan indispensable de la démocratie. Pas de société démocratique sans liberté de la presse. C’est pourquoi pendant la transition dés après le toilettage de la constitution, l’adoption du code électoral, le troisième texte qui a suivi- C’était aussi important que le code électoral-, c’est la loi sur la liberté de la presse qui a permis de dépénaliser les délits de presse. Maintenant les peines privatives de liberté pour les journalistes ont été commuées  en peines pécuniaires, donc, c’est autant dire déjà que la société guinéenne connait l’importance de la presse pour la consolidation de la démocratie.

 

Ce n’est pas que les organes qui ont des problèmes, les journalistes aussi qui sont employés par des organes de presse subissent souvent des licenciements abusifs ou sans raison, pour cause de bas niveau de formation. Qu’avez-vous comme proposition de solution pour rassembler ce lot de problèmes afin de rendre viables, responsables les medias guinéens, du côté des patrons de presse et des employés que sont les journalistes ?

 

C’est vrai que les journalistes vivent dans une certaine précarité qui tient à plusieurs choses. D’abord, il faut dire que l’environnement économique dans lequel évoluent les entreprises de presse, si ç’en est une, est assez difficile. Une entreprise de presse ne vit que de publicités à 90%. Ensuite des subventions annuelles qui restent modiques.

 

Ici, il n’y a pas de communications institutionnelles payantes, ce qui fait un grand manque à gagner pour les entreprises de presse. Dans un tel environnement économique, les chefs d’entreprise mêmes ont du mal à joindre les deux bouts ; la tendance, la mode c’est quoi ? Puisque le principe même de la presse c’est la liberté de création donc le journaliste a la latitude de créer son propre organe de presse. Aujourd’hui, le journaliste est patron. Il est difficile de faire le distinguo entre le journaliste employé et le journaliste patron.

 

Vous trouverez un journaliste qui travaille dans un media public ou dans une station de tv privée mais qui a son site internet ou son journal-papier. Où commence le patron, où fini l’employé ? Cela pose le problème de relation professionnelle car vous ne savez plus quel salaire fixé ou quelle sanction appliquée ?…Ça va au-delà de l’opportunité même d’une convention collective qui n’existe pas encore à cause de cette situation hybride et bizarre. Partant, il est difficile de se syndiquer. Pour aspirer à une convention collective, il faut se syndiquer or vous ne pouvez être patron de presse et vous syndiquez sinon vous devez être employé. Voilà la situation difficile dans laquelle la presse guinéenne se trouve…

 

Parlant de la formation, il est vrai que cette baisse de niveau de formation n’est pas l’apanage des universités ou des filières de journalisme mais toutes les filières connaissent cette baisse drastique des niveaux. Vous savez si un élève du primaire doit soudoyer son maitre pour le laisser tricher, c’est un problème. Voilà autant de pratiques qui se perpétuent, continuent jusqu’à l’université.

 

D’abord la corruption commence à bas âge, il y a une certaine culture de la facilité qui s’installe et les niveaux baissent. Tout cela mis bout à bout, le journaliste, le médecin, l’enseignant qui sortent de ces écoles-là, le niveau bas  s’en ressenti. C’est un tout. Ce n’est pas le procès de la presse guinéenne mais de toute l’école guinéenne, tout court. Je pense que c’est un grand chantier. C’est pourquoi il faut appeler vivement les états généraux de l’éducation pour que tout le système éducatif soit vraiment repensé, que le journaliste, le citoyen de demain soit bien formé, qui ait la plénitude de ses moyens intellectuel et physique, ce qui lui permettra de mieux rendre service à son pays.

 

N’empêche. Ce n’est pas tous les medias qui manquent de marchés publicitaires, certains y excellent. Sous d’autres cieux, il y a une sorte de solidarité entre les medias pour faire front commun vis-à-vis des entreprises, des institutions pour que celles-ci viennent vers tout le monde mais, à priori, il faudrait que ces entreprises de presse répondent aux normes afin que ces institutions viennent communiquer, de façon globale, dans les colonnes des organes qui répondent aux normes d’un organe de presse. N’y a-t-il pas lieu qu’en Guinée aussi que les organes de presse fédèrent leurs efforts pour qu’on puisse obtenir le maximum de communiqués pour inverser la tendance, ne serait-ce qu’en balayant devant nos propres portes d’abord?

 

 

Vous savez mais je pense qu’il y a des choses qui se tiennent. Si on a choisi d’avoir une presse libre et indépendante, ce qu’on a choisi une société démocratique donc une société où le marché est libre, c’est le libéralisme. Dans un tel environnement ceux qui ont intérêt à communiquer ou qui veulent que leur image passe  sur un medium précis, derrière ils calculent quels intérêt ont-ils, s’ils doivent payer, pour que leur message passe. Si au gré de l’audience, de la popularité du media en question, puisqu’ils ont un budget limité par rapport à leur communication, le choix est vite fait. Voilà les réalités. C’est valable en Guinée comme partout ailleurs.

 

Maintenant il peut arriver que pour une raison ou pour une autre, il y ait des gens qui créent un pouls de solidarité, cela n’est possible que si la personne qui veut communiquer a dans ses cordes les moyens de le faire avec toutes les entreprises de presse dans son budget. À défaut, l’entreprise qui veut communiquer n’a d’autres choix que de couper dans son budget et cibler certains, et ce pourrait être les medias qui peuvent répondre aux critères requis par ladite entreprise. Voilà la réponse à la question. Ce n’est pas un cas propre à la Guinée seule. C’est un cas général qui se fait partout.

 

Trois ans bientôt de gouvernance Alpha Condé, l’œil critique du journaliste averti que vous êtes : Politiquement, socialement, économiquement surtout politiquement, où il était attendu avec un background de 40 ans de combat politique, il semblerait qu’il n’est pas au rendez-vous. Votre constat?

Il y a la gouvernance politique, économique, sociale etc. Le bilan est très mitigé. Politiquement, le bilan n’est pas bon. Le dialogue social n’existe pas. Le dialogue politique a été quasi inexistant, le temps a été trop long entre l’élection présidentielle et l’élection législative.

 

Vous savez tant que les joutes électorales sont en cours, eh bien, les tensions sociales se ravivent et vous savez que les compétitions électorales sont des périodes qui exacerbent les tensions ethniques donc quand la période est trop longue, on est toujours en pré-campagne, les états-majors maintiennent la tension, ils ne veulent  pas que le feu soit éteint pour qu’ils aient toutes les chances de gagner donc comme la période a été trop longue, 3 ans, cela a complètement décomposé le tissu social de ce pays. C’est catastrophique ! À ce stade, ce n’est pas mesurable mais c’est le comble.

 

Sur le même plan, je pensais comme il y a un accord qui a été signé entre le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et les Forces vives (Coalition de partis politiques, de syndicats, de la société civile, ndlr) sous l’arbitrage du Gl. Konaté pour qu’il y ait partage du pouvoir entre les 2 candidats et cela quel que soit le vainqueur, cet accord allait être respecté. J’ai applaudi cela des deux mains.  Que nenni ! Vous savez, ce pays ne peut être dirigé par un camp. Il faut qu’on partage le pouvoir, c’est indispensable. Tant que cela ne sera pas fait, même si demain il  y a alternance. Si l’opposition monte au pouvoir et tient mordicus à gérer seule le pays, elle va échouer, politiquement. Donc je pense et j’espère que le prochain gouvernement sera un gouvernement d’ouverture  et  que le président va intégrer cette donne là pour que, le reste de son mandat,  au moins politiquement, les erreurs du passé soient corrigées et que ce pays connaisse une certaine stabilité.

 

Economiquement, le point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés a été atteint, l’inflation a été maitrisée, la planche à billets stoppée même si tout cela n’a pas impacté sur le panier de la ménagère, le prix du riz aussi s’est stabilisé, par rapport à tout cela il faut dire qu’il y a eu des avancées. Il y a une meilleure gestion macroéconomique plus rigoureuse que certains gouvernements qu’on a connus, ça c’est un fait mais malheureusement le panier de la ménagère n’en ressent pas.

 

Il reste une grosse critique, ça fait partie des plaies de ce pays, c’est sur le plan social, l’impunité, l’état n’a rien fait pour pouvoir endiguer ce fléau qui a caractérisé la gestion de tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête de ce pays. On espérait que le gouvernement dit de changement allait sonner le glas de la rupture, hélas ! Je prends un cas flagrant d’impunité, il y a un colonel de l’armée qui a été cité nommément et confondu avec un accusé lors d’un procès, sur l’affaire Souka : le colonel Amadou Bangoura. Jusqu’à preuve il n’y a eu aucune suite.

 

Pourtant il y a eu un communiqué du ministère de la justice annonçant que «  le colonel Amadou Bangoura sera jugé », communiqué lu par le chargé de la communication dudit ministère, Me Béavogui…

 

 

Absolument ! Aujourd’hui il y a une recrudescence de l’insécurité, le vol de voiture, les assassinats… Les gens s’en étonnent. Faut-il s’en étonner ? À partir du moment où des gens sont nommément cités, confondus, tout le monde a vu, il n’y a pas de suite. Voilà un exemple pratique d’impunité. On mettra tous les schémas tant que dans un pays y a pas de sanctions positives ou de sanctions négatives, il n’y aura même pas de développement. Le changement commence d’abord par cela, les meilleurs il faut les sanctionner positivement, les mauvais négativement.

 

Ce doit  être le fil conducteur d’un état de droit, d’un état responsable pour en faire de la Guinée un pays émergent dans les années à venir.

 

Des propositions de solutions pour des medias plus responsables, viables dans la quête, le traitement et la diffusion de l’information…

 

Une nouvelle fois, le principe c’est la liberté mais il ne faut pas que liberté devienne libertinage dans la presse. Aujourd’hui, on a l’impression que les gens éparpillent leurs efforts. Trop de sites, de journaux et de radios se créent. Les gens ont souvent les moyens, de s’unir et de mettre les moyens  ensemble de faire de vrais groupes de medias (…) malheureusement chacun veut évoluer en solo ; ce qui fait que ce qu’il se passe, le rendu, n’est pas, forcément, à la hauteur des attentes des auditeurs, des lecteurs ou des téléspectateurs. Voilà malheureusement ce qu’il se passe. Aujourd’hui, est-ce que dans un environnement aussi difficile dans notre pays, il est nécessaire d’avoir 5 chaines de télévisions privées ?

 

Vous voyez en cela beaucoup plus le penchant pécuniaire que professionnel ?

 

Vous savez tout se tient. C’est les moyens qui rendent les gens professionnels. Pas de moyens, pas de professionnalisme. Quel que soit le professionnalisme du journaliste, s’il va sur le terrain et qu’on lui tende de l’argent et qu’il le prenne, son professionnalisme en prend un coup. Mais s’il est bien payé dans sa rédaction, il a les moyens de transport adéquats, il n’a pas besoin de se pervertir pour certaines choses. Je pense que les moyens sont importants dans ce genre de choses-là. C’est pourquoi, je dis qu’il est regrettable dans un environnement économique aussi délétère, délicat que les moyens se dispersent, s’érodent. Je pense qu’en Guinée, on n’a pas besoin de plus de 10 sites internet, peut-être 10 journaux, 3 télévisions privées. Avec le climat actuel, l’environnement économique actuel. Si l’environnement économique se développe, qu’il y a des usines, des entreprises partout…mais dans l’environnement économique actuel, il est très difficile d’avoir une presse de qualité si les gens ne sont pas dotés de moyens conséquents.

 

Guineenews a reçu le prix Djassa d’or du meilleur site guinéen en 2012. Quel est le secret de la rédaction de Guineenews, en tout cas en Guinée, de fidéliser votre auditorat ?

 

Le secret c’est d’abord l’opiniâtreté dans le travail. Il y a une équipe de journalistes assez étoffée à Conakry avec des correspondants à l’intérieur comme à l’extérieur du pays .Une coordination dynamique, tout cela mis bout à bout, ça fait qu’en moyenne nous produisons 13 articles par jour… Forcément, on ne dirait pas qu’on couvre tout mais ça nous permet de donner le maximum ; nous ne reprenons pas les articles plutôt nous les produisons nous-mêmes. Nous ne recopions, ne plagions pas. Tous les articles sont issus des événements couverts, des enquêtes menées par la rédaction ; nous ne couvrons pas les nouvelles d’autres pays à moins que cela ait un trait avec un guinéen ou la Guinée. Voilà cette spécificité, cette authenticité qui font la particularité de Guineenews. Nous essayons, en tout état de cause, de rester le plus neutre possible entre les différents acteurs politiques ; souvent nous sommes taxés d’être proches de l’opposition lorsque ça n’arrange pas le gouvernement, vice versa. Mais ça fait 16 ans que ça dure. Je pense que c’est une très belle aventure ! Et y a de très bonnes perspectives.

 

Votre dernier, surtout en l’endroit de la presse guinéenne…

 

J’invite la presse guinéenne à beaucoup plus de responsabilité. Nous sommes un des acteurs de la paix ; il ne faut pas l’oublier, la presse n’existe que quand il y a la paix. Quoi qu’on dise s’il y a la guerre, y a pas de journalistes donc on a tous intérêt à ce qu’il y ait la paix, quel que soit par ailleurs nos divergences, il est bon que la paix soit maintenue, ce doit être le fil conducteur dans tous nos actes : la couverture des événements, la restitution ; il est important de pouvoir maintenir la paix dans le pays. Si j’invite les journalistes à la responsabilité, c’est dans le maintien de la paix dans le pays.

 

Interview réalisée par SOW A. Djibril

655276890

 

 

 

 

 

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Commentaires (6)

  • whatever our divergences, it is great that peace be kept up, it must be the managing string in every one of our activities: scope of occasions, compensation; it is vital to have the capacity to keep up peace in the nation. In the event that I welcome columnists to duty, it is in the upkeep of peace in the nation.

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